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Légendes populaires

L’Abatteurs de nuées et autres légendes...

L’Abatteur de nuées

Il y avait jadis, à Montauroux, un sorcier nommé Froment qui avait la vertu d’attirer ou de chasser les nuages, les orages et la grêle. On l’appelait « l’abatteur de nuées » parce qu’il faisait tomber des trombes d’eau sur les terres de ses ennemis, et l’eau entraînait toute la terre de ces terrains en contrebas. On disait qu’il était en lutte continuelle avec d’autres abatteurs de nuées de Saint-Genest-Malifaux et de Sorbiers. Mais comme il était moins fort qu’eux, les terres de La Fayette et de Montauroux étaient souvent dévastées par les orages. Il avait également un redoutable concurrent à Jonzieux.

Le père Froment était surtout loquace lorsqu’il avait bu un coup. C’est à ce moment qu’il proférait d’un air prophétique ses sentences et ses prédictions. Un évènement contribua beaucoup à propager sa renommée : un beau jour, il lança cette prédiction : « dans trois jours d’Eglise de Saint-Ferréol sera détruite ». Trois jours après, la foudre tombait sur la vieille Eglise qui fut en partie détruite par un incendie qui suivit. Depuis, les paysans avaient une peur folle de « l’abatteur de nées », qui se riait de leur épouvante.

Fort de cette réputation, il en profitait pour jouer de mauvais tours aux personnes qui croisaient son chemin. Ainsi, un jour, il rencontra sur le chemin du Pin à la Rivoire, abrupt et caillouteux, un paysan poussant un âne chargé de provisions. Froment remarqua que les harnais de l’âne, usagés et raccommodés avec des bouts de ficelle, étaient sur le point de se rompre. Au moment où l’âne allait franchir un fort ressaut de rocher qui barrait le chemin, il étendit la main dans la direction de l’âne et s’écria d’une voie caverneuse : « tu n’iras pas plus loin ». Le paysan que la rencontre de Froment avait déjà impressionné, se jeta à genoux en criant : « Diè là diè là Froment, laissa me mounta tranthille te baillarai ce que voudra ». Mais l’autre continua sur le même ton « je te dis que tu n’iras pas plus loin ». A ce moment l’âne, pour franchir le rocher, donna un brusque coup de rein ; les ficelles du harnais cassèrent et la charge de l’âne se répandit sur le chemin pendant que le paysan épouvanté se lamentait et suppliait le sorcier…

Histoires de Lutins

Le lutin était un esprit affectant la forme d’un petit homme très vif, invisible pour les uns, aux yeux vert et rouge. Il venait rôder la nuit autour des fermes, pénétrait dans l’écurie, détachait les chevaux, les conduisait sur le toit de la maison où il les faisait galoper toute la nuit. On entendait le bruit des tuiles brisées, mais le lendemain, on n’en trouvait pas de trace. Le lutin avait un ricanement semblable au hennissement du cheval. Pour s’en débarrasser, on mettait devant la porte un crible. Le lutin se mettait à compter les trous et, de guerre lasse, s’enfuyait. On plaçait le crible, le soir, en prononçant ces paroles : « Lutin ! counte éguin ». Mais si par malheur on oubliait de prendre ces précautions, le lutin pénétrait des les maisons, plaçait les chaises en croix au milieu de la pièce et embrouillait les fuseaux dans les carreaux des dentellières. Il se faisait tout petit et prenait toutes formes, passant par le trou des serrures et par la cheminée malgré un gros feu et laissait des empreintes de pied d’animaux divers, brebis, chèvres.

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