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Historique

Un peu d’Histoire...

On retrouve les premières traces de Fraisses dès le XIVème siècle. A cette époque, le territoire de la commune était une dépendance de la baronnie de Cornillon. En 1315, cette dépendance relevait de Gilles d’Escotay, qui rendait hommage, le 21 avril de cette année, à la noble et puissante dame Luce de Baudiner, dame de Cornillon « pour la villa des Fraisses avec ses appartenances, situées au hameau du Pin ». A cette période, la région était occupée par une importante forêt de frênes (du latin Fraxinum), arbres précieux, car ils fournissaient un bois souple et dur pour la fabrication de manches d’outils, de timons, voire de tonneaux et de meubles, et également parce que leur feuillage pouvait être utilisé comme fourrage d’appoint si le foin venait à manquer. Parallèlement, le mas des Fraisses habité en 1348 est donné par testament par Simon Grandon, paroissien de Firminy, aux luminaires établies dans l’Eglise de Firminy.

Par la suite, lorsque la seigneurie de Cornillon passa aux différentes familles nobles qui l’ont possédée, une grande partie du territoire de Fraisses fut aliénée à trois autres fiefs dont les seigneurs de Paulat et ceux de Villeneuve.

Au moment de la Révolution, Fraisses constitue une parcelle de Firminy. Un cahier de doléances y est rédigé. 74 feux, soit environ trois cents habitants se répartissent en plusieurs hameaux. L’isolement géographique est fortement ressenti par ces habitants, séparés de Firminy par deux rivières, l’Ondaine et la Gampille.

La Révolution va alors ériger Fraisses en commune de plein droit, même si ses habitants relèvent de la paroisse de Firminy jusqu’en 1865, époque de l’achèvement d’une première Eglise. Jusqu’en 1863, l’administration communale est également située à la mairie de Firminy. Ce n’est qu’en 1880 qu’un local est affecté à l’administration de la commune dans l’école de garçons nouvellement construite (aujourd’hui l’école Jean Zay).

L’augmentation de la population est alors régulière avec le développement dans la dernière décennie du Second Empire des usines Holtzer et Verdié. Ce sont d’ailleurs les établissements Holtzer qui vont réaliser entre 1921 et 1931 les premières cités-jardins de la commune, d’inspiration alsacienne en écho aux origines des Holtzer, encore visibles de nos jours.

Les années 1880 – 1920 sont marquées par le développement très important de la métallurgie sur les rives de l’Ondaine. Le principal monument visible de la Commune date de cette période : le château Dorian. Beau frère et associé de Jules Holtzer, Pierre Frédéric Dorian fît construire vers 1868 cette grande demeure par l’architecte Leroux. Député républicain, ami de Gambetta, ministre de la guerre, Dorian est l’une des grandes figures politiques du bassin. Zola séjourne en 1900 dans ce château pour préparer l’écriture d’un de ses ouvrages consacrés à l’univers des métallurgistes, Le Travail. Les locaux industriels passent ensuite dans le giron de la puissante société Creusot-Loire jusqu’à son démantèlement en 1984. Depuis cette date la majeure partie des bâtiments industriels a été soit démolie, soit réhabilitée par la Mairie et dispersée entre plusieurs nouveaux propriétaires.

Aujourd’hui, Fraisses est un agréable petit centre urbain, qui trouve pleinement sa place dans la Vallée de l’Ondaine, avec un habitat pavillonnaire récent se disséminant au milieu de verdoyantes collines.

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